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	<title>Commentaires sur : Chiens, lions et jeunes filles</title>
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	<description>guru -f &#38;&#38; echo 'Hello world'</description>
	<pubDate>Wed, 22 May 2013 04:08:22 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Guillaume</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1946</link>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2010 08:29:46 +0000</pubDate>
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		<description>Merci pour l'indice. Le site du CNRTL est vraiment excellent. 
Donc si j'ai bien compris, je dois compter 3 syllabes à dialogue : di-a-logue et non 2... correct ?

Pas de soucis, bonne séance photo ! 

à plus</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour l&#8217;indice. Le site du CNRTL est vraiment excellent.<br />
Donc si j&#8217;ai bien compris, je dois compter 3 syllabes à dialogue : di-a-logue et non 2&#8230; correct ?</p>
<p>Pas de soucis, bonne séance photo ! </p>
<p>à plus</p>
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		<title>Par : Christophe</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1945</link>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2010 08:05:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1945</guid>
		<description>Salut Guillaume,

Sur mon blog, les articles ne sont pas vraiment liés à l'actualité, il n'y a donc pas d'inquiétude à se faire quant au moment où l'on commente... l'instant fait l'actualité, ton actualité et la mienne.

Il y a une raison pour laquelle tu ne parviens pas à trouver le bon compte, une &lt;a href="http://www.cnrtl.fr/definition/di%C3%A9r%C3%A8se" title="Défibition" rel="nofollow"&gt;diérèse&lt;/a&gt;, comme dans &lt;i&gt;li-ons&lt;/i&gt; qui a bien deux syllabes...

Je te laisse chercher, je dois filer, on m'attend pour photographier une séance d'enregistrement en studio...

Je répondrai plus amplement pour le reste ce soir ou demain...

@+</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Guillaume,</p>
<p>Sur mon blog, les articles ne sont pas vraiment liés à l&#8217;actualité, il n&#8217;y a donc pas d&#8217;inquiétude à se faire quant au moment où l&#8217;on commente&#8230; l&#8217;instant fait l&#8217;actualité, ton actualité et la mienne.</p>
<p>Il y a une raison pour laquelle tu ne parviens pas à trouver le bon compte, une <a href="http://www.cnrtl.fr/definition/di%C3%A9r%C3%A8se" title="Défibition" rel="nofollow">diérèse</a>, comme dans <i>li-ons</i> qui a bien deux syllabes&#8230;</p>
<p>Je te laisse chercher, je dois filer, on m&#8217;attend pour photographier une séance d&#8217;enregistrement en studio&#8230;</p>
<p>Je répondrai plus amplement pour le reste ce soir ou demain&#8230;</p>
<p>@+</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Par : Guillaume</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1944</link>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2010 06:20:17 +0000</pubDate>
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		<description>Salut Christophe,

Je rattrape un peu mon retard dans la lecture de ton blog. Encore un article ma fois fort intéressant. Ça me fait farfouiller dans ma mémoire ! :-)
Dans tes explications sur la prononciation ou non du "e" en fonction de sa "liberté" et de sa position (qui sont très claires, merci!), je n'arrive pas au compte de 11 dans le cas numéro 3 : 
&lt;cite&gt;L’e libre, à l’intérieur du vers, devant consonne initiale, compte : D’entendre l’imperceptible dialogu(e). 11 syllabes.&lt;/cite&gt;
Je n'en compte que 10... tu me donnes un indice ? 

Moi par contre je n'ai pas compris pour le dodécasyllabe et l'ennéasyllabe... Je vais devoir retourner en seconde ! :D

Bonne journée Christophe,

Guillaume</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Salut Christophe,</p>
<p>Je rattrape un peu mon retard dans la lecture de ton blog. Encore un article ma fois fort intéressant. Ça me fait farfouiller dans ma mémoire ! <img src='http://www.road2mayotte.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /><br />
Dans tes explications sur la prononciation ou non du &#8220;e&#8221; en fonction de sa &#8220;liberté&#8221; et de sa position (qui sont très claires, merci!), je n&#8217;arrive pas au compte de 11 dans le cas numéro 3 :<br />
<cite>L’e libre, à l’intérieur du vers, devant consonne initiale, compte : D’entendre l’imperceptible dialogu(e). 11 syllabes.</cite><br />
Je n&#8217;en compte que 10&#8230; tu me donnes un indice ? </p>
<p>Moi par contre je n&#8217;ai pas compris pour le dodécasyllabe et l&#8217;ennéasyllabe&#8230; Je vais devoir retourner en seconde ! <img src='http://www.road2mayotte.org/blog/wp-includes/images/smilies/icon_biggrin.gif' alt=':D' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Bonne journée Christophe,</p>
<p>Guillaume</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Christophe</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1854</link>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 16:07:08 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1854</guid>
		<description>&lt;blockquote&gt;
Chez Birago Diop, en revanche, ce sont bien des vers de 11 syllabes. Pourquoi ?
&lt;/blockquote&gt;

Je n'ai pas tout dit, volontairement... Le disant, je risquais qu'un de mes élèves passe par là. 

Le patron métrique adopté par Birago Diop est des plus étonnants. Observe les vers 7 et 8 qui ne sont pas des hendécasyllabes&#160;:

&lt;p class="commande"&gt;
Son lointain regret nostalgique et indistinct
Du grand large où jadis nous voguâmes.
&lt;/p&gt;

Le septième est un dodécasyllabe, césuré en 6+6, et le huitième, un ennéasyllabe. Pourquoi&#160;? Ça n'est, bien entendu, pas anodin.

Mes élèves de seconde l'ont aujourd'hui compris... Pour mon plus grand plaisir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
Chez Birago Diop, en revanche, ce sont bien des vers de 11 syllabes. Pourquoi ?
</p></blockquote>
<p>Je n&#8217;ai pas tout dit, volontairement&#8230; Le disant, je risquais qu&#8217;un de mes élèves passe par là. </p>
<p>Le patron métrique adopté par Birago Diop est des plus étonnants. Observe les vers 7 et 8 qui ne sont pas des hendécasyllabes&nbsp;:</p>
<p class="commande">
Son lointain regret nostalgique et indistinct<br />
Du grand large où jadis nous voguâmes.
</p>
<p>Le septième est un dodécasyllabe, césuré en 6+6, et le huitième, un ennéasyllabe. Pourquoi&nbsp;? Ça n&#8217;est, bien entendu, pas anodin.</p>
<p>Mes élèves de seconde l&#8217;ont aujourd&#8217;hui compris&#8230; Pour mon plus grand plaisir.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Christophe</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1845</link>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 15:09:58 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1845</guid>
		<description>&lt;blockquote&gt;
Mais comment justifier des vers de 11 pieds, suivis d’un décasyllabe, en français? le français bascule tout le temps du déca à l’alexandrin, l’hendécasyllabe est toujours instable.
&lt;/blockquote&gt;

Je ne suis pas certain de bien comprendre ta question... Chez Ronsard, dans l'exemple ci-dessus, ce sont bien des alexandrins (6+6). Tous. Le vers en question, avec ce &lt;i&gt;e&lt;/e&gt; numéraire est le cinquième vers, au début du deuxième quatrain&#160;:

&lt;blockquote&gt;
Apollon et son fils deux grands maîtr&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;s ensemble,
&lt;/blockquote&gt;

L'&lt;i&gt;e&lt;/i&gt; est entravé entre le "r" et le "s" (consonne graphique) suivi d'une voyelle. Ne pas le prononcer réaliserait un hendécasyllabe. Impossible. Il est donc parfaitement motivé par la métrique de Ronsard pour obtenir un alexandrin.

Chez Birago Diop, en revanche, ce sont bien des vers de 11 syllabes. Pourquoi&#160;?

&lt;p class="commande"&gt;
Les vagues répètent aux vents du matin
Les confidences que leur firent les rames
Sur lesquelles se courbent nos corps d’airain
Et que cadence le rêve de nos âmes.
&lt;br /&gt;
La pirogue sur la plage au sable fin
Confie à la brise ainsi qu’aux grandes lames
Son lointain regret nostalgique et indistinct
Du grand large où jadis nous voguâmes.
&lt;br /&gt;
La chanson sourde et berceuse de la mer
Répète au soir tombant ce regret amer
Et le soir clément console la pirogue.
&lt;br /&gt;
Et nous aussi, hantés des lointains passés,
Les vents qui soufflent nous laissent angoissés
D’entendre l’imperceptible dialogue.
&lt;/p&gt;

Birago Diop s'inscrit dans une double tradition du sonnet.

Les premiers sonnets italiens (entendre : en italien) avaient pour mètre l’hendécasyllabe et des rimes alternées (ou croisées&#160;: ababa. . .). 4 rimes.

Le sonnet de Birago Diop comporte 5 rimes : abab / abab / ccd / eed.

Si le huitain est italien (rimes alternées), son sizain ne l'est pas du tout. Il a placé le "distique" du sonnet dit "marotique" au début (&lt;b&gt;cc...&lt;/b&gt;) de chaque tercet. 

C'est donc un savant mélange de deux traditions du sonnet...

Voici le sonnet "Désert"&#160;:

&lt;p class="commande"&gt;
« Dieu seul est Dieu, Mohammed rassoul Allah ! »
La voix du Muezzin bondit sur les dômes,
S'enfle, s'étend, puis s'éteint au loin là-bas...
Lentement se courbent les corps de nos hommes...
&lt;br /&gt;
L'amble de nos chevaux dans l'air plein d'arômes
Rythme le morne chœur assourdi et las,
Et les pointes noires des cases en chaume
Frangent l'horizon que nous n'atteindrons pas.
&lt;br /&gt;
Sur le désert et dans l'infini des âges
Titubant ainsi dans le sable sans fin
Aborderons-nous à de lointains rivages ?
&lt;br /&gt;
Irons-nous ainsi chaque jour vers demain ?
Vers des haltes lointaines, de lointains havres
Où nos rêves ne seront que des cadavres ? 
&lt;/p&gt;</description>
		<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p>
Mais comment justifier des vers de 11 pieds, suivis d’un décasyllabe, en français? le français bascule tout le temps du déca à l’alexandrin, l’hendécasyllabe est toujours instable.
</p></blockquote>
<p>Je ne suis pas certain de bien comprendre ta question&#8230; Chez Ronsard, dans l&#8217;exemple ci-dessus, ce sont bien des alexandrins (6+6). Tous. Le vers en question, avec ce <i>e numéraire est le cinquième vers, au début du deuxième quatrain&nbsp;:</p>
<blockquote><p>
Apollon et son fils deux grands maîtr<b>e</b>s ensemble,
</p></blockquote>
<p>L&#8217;</i><i>e</i> est entravé entre le &#8220;r&#8221; et le &#8220;s&#8221; (consonne graphique) suivi d&#8217;une voyelle. Ne pas le prononcer réaliserait un hendécasyllabe. Impossible. Il est donc parfaitement motivé par la métrique de Ronsard pour obtenir un alexandrin.</p>
<p>Chez Birago Diop, en revanche, ce sont bien des vers de 11 syllabes. Pourquoi&nbsp;?</p>
<p class="commande">
Les vagues répètent aux vents du matin<br />
Les confidences que leur firent les rames<br />
Sur lesquelles se courbent nos corps d’airain<br />
Et que cadence le rêve de nos âmes.<br />
<br />
La pirogue sur la plage au sable fin<br />
Confie à la brise ainsi qu’aux grandes lames<br />
Son lointain regret nostalgique et indistinct<br />
Du grand large où jadis nous voguâmes.<br />
<br />
La chanson sourde et berceuse de la mer<br />
Répète au soir tombant ce regret amer<br />
Et le soir clément console la pirogue.<br />
<br />
Et nous aussi, hantés des lointains passés,<br />
Les vents qui soufflent nous laissent angoissés<br />
D’entendre l’imperceptible dialogue.
</p>
<p>Birago Diop s&#8217;inscrit dans une double tradition du sonnet.</p>
<p>Les premiers sonnets italiens (entendre : en italien) avaient pour mètre l’hendécasyllabe et des rimes alternées (ou croisées&nbsp;: ababa. . .). 4 rimes.</p>
<p>Le sonnet de Birago Diop comporte 5 rimes : abab / abab / ccd / eed.</p>
<p>Si le huitain est italien (rimes alternées), son sizain ne l&#8217;est pas du tout. Il a placé le &#8220;distique&#8221; du sonnet dit &#8220;marotique&#8221; au début (<b>cc&#8230;</b>) de chaque tercet. </p>
<p>C&#8217;est donc un savant mélange de deux traditions du sonnet&#8230;</p>
<p>Voici le sonnet &#8220;Désert&#8221;&nbsp;:</p>
<p class="commande">
« Dieu seul est Dieu, Mohammed rassoul Allah ! »<br />
La voix du Muezzin bondit sur les dômes,<br />
S&#8217;enfle, s&#8217;étend, puis s&#8217;éteint au loin là-bas&#8230;<br />
Lentement se courbent les corps de nos hommes&#8230;<br />
<br />
L&#8217;amble de nos chevaux dans l&#8217;air plein d&#8217;arômes<br />
Rythme le morne chœur assourdi et las,<br />
Et les pointes noires des cases en chaume<br />
Frangent l&#8217;horizon que nous n&#8217;atteindrons pas.<br />
<br />
Sur le désert et dans l&#8217;infini des âges<br />
Titubant ainsi dans le sable sans fin<br />
Aborderons-nous à de lointains rivages ?<br />
<br />
Irons-nous ainsi chaque jour vers demain ?<br />
Vers des haltes lointaines, de lointains havres<br />
Où nos rêves ne seront que des cadavres ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Christophe</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1844</link>
		<dc:creator>Christophe</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 14:43:19 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1844</guid>
		<description>À dire vrai Maria, la règle du &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; entravé devant voyelle peut bien être plus ancienne. Et elle l'est assurément. 

En cherchant, rapidement, dans un texte de &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bodel" title="Article sur Wikipédia" rel="nofollow"&gt;Jean Bodel&lt;/a&gt; (XII&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;), en voici un exemple&#160;:

&lt;blockquote&gt;
A tant s'en vienent en meson
&lt;/blockquote&gt;

Ce que pointe Benoît de Cornulier, c'est sa stabilité.  

Au XV&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, on la trouve chez François Villon, par exemple, dans sa célèbre "Ballade des pendus" ou l'on voit ce cas d'un &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; entravé devant voyelle initiale (mais ce cas est des plus fréquents)&#160;:

&lt;blockquote&gt;
Car se pitié de nous povr&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;s avez
&lt;/blockquote&gt;

Dans le "Petit Testament", il y a ce cas plus exemplaire d'un &lt;i&gt;e (d'une forme verbale) entravé devant voyelle initiale&#160;:

&lt;blockquote&gt;
Et me faill&lt;b&gt;e&lt;/b&gt;nt au grant besoing.
&lt;/blockquote&gt;

En survolant l'œuvre complète de François Villon, bien évidemment, j'ai trouvé plusieurs cas d'&lt;i&gt;e&lt;/i&gt; entravés numéraires ou non devant voyelle.

Regarde cette petite pièce en &lt;b&gt;octosyllabes&lt;/b&gt;&#160;; elle présente plusieurs cas fort intéressants, notamment sur le premier vers, le deuxième vers (seule solution pour obtenir un octosyllabe : réaliser un phonème absent sur le mot &lt;i&gt;damnée&lt;/i&gt; --&#62; &lt;i&gt;dam[p/e]née&lt;/i&gt;, le "p" est historique et le "e" motivé par une prononciation qui accentue le "me", en allongeant la voyelle précédente comme dans &lt;i&gt;animam, an’mam&lt;/i&gt; "âme" qui se prononçait [aneme] puis [an'me]), le troisième et le sixième vers (sans difficulté) et le huitième et dernier vers qui présentent trois cas dont deux à l'intérieur du vers&#160;:

&lt;blockquote&gt;

Mortz estoient, et corps et ames,

En damnée perdition&#160;;

Corps pourriz, et ames en flammes,

De quelconque condition&#160;;

Toutesfoys, fais exception

Des patriarches et prophètes&#160;;

Car, selon ma conception,

Oncques grand chault n'eurent aux fesses.
&lt;/blockquote&gt;

Autrement dit, tu as bien raison de dire que cette "règle" est fort ancienne. On devrait pouvoir déterminer une systématicité interne dans une œuvre avant stabilisation de la langue. 

Sur ce problème du &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; entravé devant voyelle, je ne trouve pas de formulation précise et claire chez les métriciens (Morier, par exemple, n'en dit rien). Sinon Benoît de Cornulier. 

Tous les exemples donnés par les autres, dans les analyses métriques, se font à partir d'un &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; libre (devant consonne ou voyelle) et des exemples dans le contexte d'une langue stabilisée, c'est-à-dire à partir du XVIIe. Comme si le &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; entravé ne posait aucun problème particulier. Ce qui n'est pas le cas. Le problème est élidé, tout bonnement. C'est peut-être pour cette raison que ça n'a jamais été réellement un problème pour moi. 

On le voit bien avec cet extrait de Villon, les choses ne sont pas si faciles que cela à démêler.

Je n'ai pas répondu sur deux points...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>À dire vrai Maria, la règle du <i>e</i> entravé devant voyelle peut bien être plus ancienne. Et elle l&#8217;est assurément. </p>
<p>En cherchant, rapidement, dans un texte de <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Bodel" title="Article sur Wikipédia" rel="nofollow">Jean Bodel</a> (XII<sup>e</sup>), en voici un exemple&nbsp;:</p>
<blockquote><p>
A tant s&#8217;en vienent en meson
</p></blockquote>
<p>Ce que pointe Benoît de Cornulier, c&#8217;est sa stabilité.  </p>
<p>Au XV<sup>e</sup>, on la trouve chez François Villon, par exemple, dans sa célèbre &#8220;Ballade des pendus&#8221; ou l&#8217;on voit ce cas d&#8217;un <i>e</i> entravé devant voyelle initiale (mais ce cas est des plus fréquents)&nbsp;:</p>
<blockquote><p>
Car se pitié de nous povr<b>e</b>s avez
</p></blockquote>
<p>Dans le &#8220;Petit Testament&#8221;, il y a ce cas plus exemplaire d&#8217;un <i>e (d&#8217;une forme verbale) entravé devant voyelle initiale&nbsp;:</p>
<blockquote><p>
Et me faill<b>e</b>nt au grant besoing.
</p></blockquote>
<p>En survolant l&#8217;œuvre complète de François Villon, bien évidemment, j&#8217;ai trouvé plusieurs cas d&#8217;</i><i>e</i> entravés numéraires ou non devant voyelle.</p>
<p>Regarde cette petite pièce en <b>octosyllabes</b>&nbsp;; elle présente plusieurs cas fort intéressants, notamment sur le premier vers, le deuxième vers (seule solution pour obtenir un octosyllabe : réaliser un phonème absent sur le mot <i>damnée</i> &#8211;&gt; <i>dam[p/e]née</i>, le &#8220;p&#8221; est historique et le &#8220;e&#8221; motivé par une prononciation qui accentue le &#8220;me&#8221;, en allongeant la voyelle précédente comme dans <i>animam, an’mam</i> &#8220;âme&#8221; qui se prononçait [aneme] puis [an'me]), le troisième et le sixième vers (sans difficulté) et le huitième et dernier vers qui présentent trois cas dont deux à l&#8217;intérieur du vers&nbsp;:</p>
<blockquote>
<p>Mortz estoient, et corps et ames,</p>
<p>En damnée perdition&nbsp;;</p>
<p>Corps pourriz, et ames en flammes,</p>
<p>De quelconque condition&nbsp;;</p>
<p>Toutesfoys, fais exception</p>
<p>Des patriarches et prophètes&nbsp;;</p>
<p>Car, selon ma conception,</p>
<p>Oncques grand chault n&#8217;eurent aux fesses.
</p></blockquote>
<p>Autrement dit, tu as bien raison de dire que cette &#8220;règle&#8221; est fort ancienne. On devrait pouvoir déterminer une systématicité interne dans une œuvre avant stabilisation de la langue. </p>
<p>Sur ce problème du <i>e</i> entravé devant voyelle, je ne trouve pas de formulation précise et claire chez les métriciens (Morier, par exemple, n&#8217;en dit rien). Sinon Benoît de Cornulier. </p>
<p>Tous les exemples donnés par les autres, dans les analyses métriques, se font à partir d&#8217;un <i>e</i> libre (devant consonne ou voyelle) et des exemples dans le contexte d&#8217;une langue stabilisée, c&#8217;est-à-dire à partir du XVIIe. Comme si le <i>e</i> entravé ne posait aucun problème particulier. Ce qui n&#8217;est pas le cas. Le problème est élidé, tout bonnement. C&#8217;est peut-être pour cette raison que ça n&#8217;a jamais été réellement un problème pour moi. </p>
<p>On le voit bien avec cet extrait de Villon, les choses ne sont pas si faciles que cela à démêler.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas répondu sur deux points&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Par : maria</title>
		<link>http://www.road2mayotte.org/blog/?p=4182#comment-1842</link>
		<dc:creator>maria</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 08:02:58 +0000</pubDate>
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		<description>J'aurais cru que la règle était plus ancienne que le 16ème. Merci pour le beau Ronsard. Mais comment justifier des vers de 11 pieds, suivis d'un décasyllabe, en français? le français bascule tout le temps du déca à l'alexandrin, l'hendécasyllabe est toujours instable. Tu pourrais nous offrir "Désert", s'il est meilleur ? 
Merci!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;aurais cru que la règle était plus ancienne que le 16ème. Merci pour le beau Ronsard. Mais comment justifier des vers de 11 pieds, suivis d&#8217;un décasyllabe, en français? le français bascule tout le temps du déca à l&#8217;alexandrin, l&#8217;hendécasyllabe est toujours instable. Tu pourrais nous offrir &#8220;Désert&#8221;, s&#8217;il est meilleur ?<br />
Merci!</p>
]]></content:encoded>
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