C'est le titre d'une pièce de l'écrivain Nassur Attoumani, natif de Moroni, jouée le 4 juin dernier à Tsingoni, village du centre-ouest de l'île.

Le théâtre de Nassur Attoumani, entre la tradition orale et l'écriture, très ancré dans le local, est en prise directe avec la quotidienneté de Mayotte.

Dans Le turban et la capote, comédie satirique, le dramaturge mahorais abordent de nombreux thèmes tous aussi épineux les uns que les autres : l'émancipation de la femme, la régulation des naissances, la départementalisation... Thèmes que l'on retrouve par ailleurs dans d'autres pièces de Nassur Attoumani, notamment La fille du polygame.

La virulence de la dénonciation lui a valu une fatwa à l'époque de la sortie de son livre : « Mes livres ne m'ont pas apporté que des amis. Avec Le turban et la capote, j’ai eu droit à une fatwa qui a duré six mois à Mayotte, tout le monde voulait ma peau et après toutes les prières de vendredi dans les mosquées, on récitait des incantations contre moi ».

Nassur Attoumani