I. Quand le lion montre les dents...

…ne crois pas qu'il sourit.

Ce beau proverbe africain est plein de bon sens ou de psychologie de sens commun. Il n'en est pas moins lumineux. Il tient toute sa profondeur d'une observation sur, ce que l'on appellera dans la suite du cours, les états mentaux animaux. dans leur interaction avec l'homme : ce qui se cache derrière ce que l'homme serait tenté, au premier coup d'œil, de voir comme un rire chez le lion. Il nous met en garde sur la fatalité — ou, tout du moins, la dangerosité — d'une interprétation qui se laisserait abuser par une ressemblance par trop superficielle avec notre rire. Cette analogie dans la caractériologie physique (spasmes, forme de la bouche, petits cris répétitifs, relations à une situation…) appelle à la prudence.

Darwin lui-même évoque, dans ses observations, la seule présence de « bruits rythmés » ou de « bruits assimilés ».

Le scientifique se méfie du raisonnement par analogie : de l'observation d'une manifestation qui ressemble à celle existant chez l'homme, on en déduit rapidement qu'elle s'explique, chez les animaux, par les mêmes causes que ce qui la provoque chez l'homme… l'anthropomorphisme.

Si l'on rapproche le rire et le sourire humains de leurs homologues animaux probables, c'est à l’opposition aristotélicienne entre l'homme et l'animal que l'on touche.

Edit : Ce proverbe africain, je l'ai lu chez Birago Diop, dans un de ses extraordinaires Contes d'Amadou Koumba… peut-être même dans les Nouveaux contes d'Amadou Koumba, à moins que ce ne soit dans ses Contes d'Awa…

Le rire est-il le propre de l'homme ?

Avertissement : cet article est l'introduction du premier chapitre de mon cours de BTS sur le thème "Rire : pour quoi faire ?". Les articles suivants reprendront une à une chacune des parties.

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Fait divers

Je m'intéresse assez peu à l'actualité pour ne pas dire aucunement sinon celle du logiciel libre. Pas de télévision, jamais de journaux, peu de radio. Le strict minimum, le strict nécessaire.

Depuis peu paraît un nouveau quotidien d'informations qui inonde littéralement Mayotte. On trouve le journal Albalad à peu près partout. Gratuitement. Stratégie commerciale qui consiste à noyer, saturer tous les lieux publics. On ne peut pas passer à côté. Assez détestable.

Je ne donne pas le lien avec l'épouvantable site Internet du quotidien. Flash intégral. En même temps, de la version papier au web design, il y a une certaine cohérence : la médiocrité. Passons...

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