Le monde est tout ce qui arrive.
Je tiens, souvent malgré moi, à quelques évidences dont je ne peux pas me détacher, que je ne peux pas nier ou rejeter. Voilà ce qui compte.
Malgré tout ce qui arrive et que je ne comprends pas, une partie de moi vit dans un désir d'unité, un appétit de comprendre, une exigence de clarté et de cohésion.
Je ne peux pas réfuter toutes les choses qui m'entourent, tout ce qui (m') arrive, qui naît à première vue du hasard ou de l'anarchie. On a beau me dire que ce monde à un sens, que tout ça ne peut être dû au plus grand des hasards, que ce monde n'est pas un choas absolu, ce que je sais c'est que s'il a un sens global, il m'est aujourd'hui impossible de le connaître, il me dépasse, au-delà ce qui (m') arrive, qui est ou n'est pas.
Ce que je touche (ou pas), ce qui me résiste (ou pas), voilà ce que je comprends.
Comme l'écrivait Wittgenstein, le monde se dissout dans les faits. Une chose peut ou bien être ce qui arrive ou bien n'être pas ce qui arrive et tout le reste, en dehors de cet espace logique, demeure égal.
Pourquoi cette entrée en matière ? Pour esquisser ou plutôt donner le ton général à ce qui sera, le moment venu, une réponse à l'article de cep sur ce qu'est un planet… ou ce qu'il devrait être. Parce que je m'y reconnais et ne m'y reconnais pas et je ne peux pas y répondre décemment maintenant. Il en est ainsi et ainsi, écrirait Wittgenstein. Les événements du monde me pressent d'y participer et malgré moi, je ne peux m'en abstraire le temps de développer cette réponse que je lui dois, que je dois à cep, à Cyrille et à d'autres qui l'attendent… ou pas. Ce dont on ne peut parler, il faut le taire.
Lire la suite de : Persée ou le libre accès à la connaissance