Et si...
Le lun. 16 mai 2011
Ah ! Le monde, écrivait Baudelaire, ce vaste système de contradiction...
Ce qu'on va lire est à prendre un peu comme cette sorte d'anecdote que l'on vous raconte avec la prière — toujours insistante — de n'en parler surtout à personne. Et c'est pour cette raison même que, la plupart du temps, l'on s'empresse de la raconter à tout le monde.
Croyez-le ou non mais j'ai bien conscience que ce qu'on va lire sera très certainement choquant voire même provoquera un malaise profond chez ceux qui liront cet article jusqu'au bout.
J'aurais pu livrer ici, tel quel, sans rien y ajouter, ce que j'ai lu vendredi dernier alors que je cherchais la composition d'un remède malgache traditionnel, Hafatra, acheté la semaine dernière dans une pharmacie d'Antananarivo. Recherche d'ailleurs toujours infructueuse. Mais la brutalité des documents consultés mérite bien quelque ménagement.
Peut-être n'avez-vous, comme moi avant cette recherche sur Hafatra, jamais entendu parler de Peter Duesberg. Cet homme, si l'on en croit son ami — l'est-il encore ? —, Robert Gallo, « est doué d'un sens critique hors du commun qui nous force souvent à regarder à deux fois, et même à trois fois, des conclusions que beaucoup d'entre nous considéraient comme définitives. »
— Et les critiques de Peter Duesberg sur, ce que l'on peut appeler, l'hypothèse "sida-VIH" posent, aujourd'hui encore, un problème majeur. — Et si... Duesberg était le seul. Mais il ne l'est pas (cet article sur Wikipédia fait preuve d'assez peu de neutralité).
En 2002, la dissidence, comme il est convenu de l'appeler, comptait pas moins de 600 chercheurs et 3 prix Nobel. Qu'en est-il aujourd'hui ? Un rapide coup d'œil sur le site du groupe Rethinking Aid$ ou $idasanté — sa déclinaison en français — devrait vous convaincre que cette thèse n'est pas droitement sortie du chapeau d'un hurluberlu isolé entre quatre murs.
La position de Duesberg, et de ceux qui lui emboîtent le pas, a au moins le mérite de mettre en lumière nombre de zones laissées dans l'ombre depuis des décennies, manifestement. La thèse soutenue est à peine croyable : le VIH serait un virus inoffensif et, en tous cas, rien ne prouve que le VIH est responsable du sida.
Il est inutile, je crois, de donner ici le détail des arguments de la dissidence. Je ne suis nullement crédible dans ce rôle. Il est préférable que vous les entendiez — ou les lisiez — directement de ceux qui les soutiennent.
Le documentaire, SIDA : Le doute, de Djamel Tahi (1996), en ligne sur le site Karlzero.tv, est une bonne entrée en matière, presque inaudible à ceux qui n'ont jamais entendu que le message officiel... avec des interviews de Peter Duesberg et de nombreux acteurs de cette controverse.
L'émission, "Le bureau de la dissidence", de NoNameTV (2010) propose un entretien avec le Dr Étienne de Harven et Jean-Claude Roussez (journaliste scientifique) à propos du livre qu'ils ont co-écrit Les 10 plus gros mensonges sur le SIDA (2005).
— Entendons-nous bien, tous ces dissidents soutiennent la nécessité du safe sex. Par contre, ce qu'ils s'efforcent de mettre en évidence ce sont les nombreuses incohérences de l'hypothèse VIH/SIDA au regard des données de la virologie. Et le dossier est pour le moins... troublant.
— Et si...