Gestion des IPTC

samedi, janvier 28, 2012

Lorsque l'on gagne de l'argent (rien de honteux à cela, n'est-ce pas ?) en diffusant des photographies (presse, Internet, publicité, etc.), comme des œuvres de l'esprit, je veux dire, quand photographier est une activité artistique reconnue, en l'occurrence "Photographe Auteur", il est important de les protéger. . — J'imagine que, pour ce faire, la plupart des photographes, hormis le tatouage numérique (ou watermarking), utilise les IPTC. Précisons, par ailleurs, que certaines agences exigent des IPTC correctement renseignées pour exploiter les photographies. Légender une photographie, par exemple, est (presque) devenu une nécessité. Les IPTC  ? Un petit détour s'impose…


Les IPTC sont des métadonnées sémantiques (sens) de l'image qui nécessitent l'intervention d'un agent humain pour être renseignées : nom et titre de l'image, mot-clé descriptif, légende, date de création, auteur ou créateur, copyright, etc. Autant d'informations nécessaires au photographe pour une gestion efficace de ses photographies. Il existe une documentation détaillée sur ces spécifications, IPTC Core publiée par l'IPTC.


Ces métadonnées (IPTC) sont inscrites directement dans le fichier image. Les renseigner présente donc un avantage évident : comme elles sont associées à l'image elle-même et non à un logiciel ou une machine ; ces données sémantiques peuvent donc être automatiquement reprises telles qu'elles ont été éditées par l'auteur pour en connaître, par exemple, la légende, l'origine, les droits, le sujet, etc. Inutile de dire qu'un tel balisage facilitera, localement, sur votre propre machine, la recherche d'images. Par ailleurs, il est tout aussi inutile de préciser que les IPTC ne protègent nullement l'auteur contre le vol dans la mesure où ces métadonnées peuvent être rééditées.


Si beaucoup de visualisateurs d'images intègrent une fonction de recherche et d'affichage de ces métadonnées, très peu en revanche autorisent l'édition des IPTC. Jusqu'alors, j'utilisais Sagittarius, un petit utilitaire complètement dédié à cet usage. Malheureusement, Sagittarius a été abandonné... il est aujourd'hui obsolète.


Lorsque Sagittarius m'a lâché lâchement , j'étais un peu désœuvré. Orphelin. Dans pareille urgence, une rapide recherche sur la gestion des IPTC sous GNU/Linux m'a permis de trouver la parade : DigiKam (présentation du DigiKam sur Framasoft). Bon… autant le dire tout de suite, DigiKam est une authentique usine à gaz ! Rien n'y est intuitif. Ou presque. C'est au point où, l'urgence passée, je n'y ai plus remis les doigts pendant deux ou trois mois. Cela dit, même si ce logiciel n'est pas des plus simples à prendre en mains, il n'en est pas moins efficace… pour ce qui m'intéresse présentement : la gestion des IPTC.


La première des choses à faire : importer la collection de photos. Menu ConfigurationConfigure DigiKamCollections puis choisir "Collections locales". Ça n'a l'air de rien, n'est-ce pas ? mais sans cette petite manip', impossible de travailler sur la moindre photo. Ensuite, tout devient beaucoup plus facile. Croyez-moi, j'ai un peu ramé pour comprendre que sans l'importation d'une collection, je n'arriverais à rien du tout.


Pour ce qui est de la gestion des IPTC sous DigiKam, les possibilités offertes couvrent très largement les besoins ; il est possible de renseigner un très grand nombre d'informations, qui plus est, automatiquement, via le menu de configuration "Modèles" (de métadonnées) :


Une fois le modèle de métadonnées dûment renseigné, il devient ensuite très facile de l'appliquer aux photos de la collection depuis l'interface de Digikam par l'onglet vertical droit "Légende / Étiquettes" et les onglets horizontaux "Description" et "Informations" :


Digikam est aujourd'hui incontestablement le logiciel de référence, sous GNU/Linux, pour une gestion professionnelle des IPTC.


Publié par Christophe
Édité le samedi, janvier 28, 2012 2:09 PM
Catégories : GNU/Linux, Logiciel Libre, Photographie

Cigarette et talon aiguille

lundi, janvier 09, 2012

— Cette photographie a été prise à Antananarivo dans un parking souterrain du centre de la capitale malgache. Deuxième shooting avec Ceylane Zafitsamakia assisté, pour la lumière et la composition, par mon ami Vovo, vidéaste de talent.



Cigarette et talon aiguille


Bonne et heureuse année 2012 !


Publié par Christophe
Édité le lundi, janvier 09, 2012 5:19 PM
Catégories : Madagascar, Océan Indien, Photographie

Un portrait de Ceylane

mardi, décembre 27, 2011

Ceylane, Antananarivo, décembre 2011. Originaire du nord de Madagascar, Antsohihy, mariée à 19 ans, mère d'un petit garçon, Ceylane est arrivée à Antananarivo il y a deux ans, seule, pour fuir son mari. Ceylane aime la photo ; elle aime poser ; elle a participé à deux castings. C'est par ses photos, des photos d'elle-même qu'elle prend elle-même que je l'ai connue.


Portrait de Ceylane
Publié par Christophe
Catégories : Madagascar, Océan Indien, Photographie

Hello World !

Fin d'année, début d'un nouveau blog.

Après plusieurs mois de silence sur le Web — silence contraint par une situation sociale chaotique, entre autres choses mais je ne m'étendrais pas là-dessus —, voici donc la toute dernière, la toute nouvelle version de mon blog, calepin ou carnet de route, je ne sais plus trop quoi inventer, tellement j'en ai changé. Mettons... thing. Thing... tout simplement parce que mon nouveau générateur (standalone) de blog (statique) c'est... Thingamablog. Rien de bien mystérieux donc ni de très original. Sinon que ce moteur est surprenant et bien éprouvé puisqu'il existe depuis 2005.

J’entends d’ici les plus assidus de mes lecteurs (m'en reste-t-il seulement un seul ?) : « Encore une version d’plus ! il n’en finit pas de recommencer. » N’est-ce pas Cyrille ? C’est un peu ça, en effet, mais ça n’a pas toujours été intentionnel.


Je sais bien que pour le malheureux lecteur encore fidèle c’est un changement de plus, une énième version. Je me doute aussi que pour le lecteur occasionnel (des versions précédentes) retrouver le chemin qui mène ici ne sera pas chose facile. Mais peu importe au fond. Il en est d’Internet comme d'un dédale... s'y perdre c'est s'y retrouver.


Alors... pourquoi ce nouveau déménagement ?


Il y a quelques temps de ça, j’ai abandonné PluXml et choisi de générer mon calepin avec Pelican, solution qui me convenait parfaitement. Oui mais voilà… une mise-à-jour de ma machine, manifestement hasardeuse, a tout cassé. Je n’ai pas réussi à identifier exactement le problème et je ne parviens pas à réinstaller proprement Pelican. En l’état, je ne peux plus actualiser mon calepin. Pire encore, la version que j’ai malencontreusement mise en ligne est brute de style (CSS) et certaines entrées, générées par défaut, sont venues peupler les catégories de la sidebar (menu droit). Ennuyeux, n’est-ce pas ?


En octobre dernier, le développeur de Pelican, au demeurant fort sympathique, qui, comme il me l’a dit, ne code d’abord et avant tout que pour lui, a bien tenté de me donner un coup de main mais en vain. Qu’il en soit remercié. C'est donc à regret que je tourne la "page Pelican".


J’ai cherché rapidement, trop rapidement, une solution de remplacement aussi légère et souple. Pas simple. J’avais d’abord opté pour NanoBlogger, en Bash mais l’adapatation du design était un peu trop laborieuse. J’en suis donc revenu pour Bonsai et son “minimalisme” qui m'allait bien mieux.


Bonsai offre bien des avantages : il est écrit en Ruby et la rédaction des articles se fait en Markdown, un langage de balisage très léger qui autorise bien des fantaisies. Ben Schawrz, le développeur, présente Bonsai comme un générateur conçu pour des sites dont l’objet est bien défini et structuré, du fait de la séparation claire entre contenu et modèles (templates), portfolio, catalogue et autre site à images. Autrement dit, ce qu’il me fallait.


Malheureusement, Bonsai a été développé pour une installation à la racine du site. J'ai tout de même adapté le design et écrit plusieurs pages à la main mais, à la longue, c'est bien trop laborieux. Ben Schawrz a, lui aussi, tenté de trouver une solution mais en vain. Le temps lui manque pour retailler son petit Bonsai sur mesures. Qu'il soit quand même remercié du coup de main qu'il m'a donné.


Après bien des essais et des plantages — il faut bien le reconnaître, j'ai voulu me simplifier la vie au maximum en optant pour un générateur de blog des plus autonomes (en anglais, standalone blogging application) en limitant les dépendances logicielles et en revenant à l'écriture en XHTML depuis le plus simple des éditeurs de texte.


Par ailleurs, comme Ben Schawrz l'a écrit à propos de Bonsai, une séparation claire entre contenu et modèle (template) permet, comme sous LaTeX, de produire des documents (ou des pages) très bien structuré(e)s, pour peu que l'objet soit lui-même bien défini et le modèle correctement construit.


Voilà pourquoi j'ai choisi Thingamablog pour propulser mon nouveau blog. Bien évidemment, Thingamablog n'a pas que des qualités. Son éditeur de texte, on ne peut plus rudimentaire, m'oblige à tout écrire depuis un autre éditeur, le moteur réinterprète tout le code écrit en XHTML, etc., mais globalement, il faut bien le dire, l'application est bien pensée et bien conçue. Dans l'immédiat, elle fera l'affaire.


Mon nouveau blog est encore en construction mais l'essentiel est en place. N’hésitez pas à me contacter pour en causer.


Voilà... après de longs mois de silence sur le Web, mes petits doigts sont encore un peu engourdis mais toujours aussi bavards. En témoigne la longueur de ce premier article. Ce rituel d'écriture m'a énormément manqué — et ce n'est pas peu dire !


Publié par Christophe
Édité le mardi, décembre 27, 2011 1:15 PM
Catégories : Blog, Logiciel Libre
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